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Bienvenue au Verger Biologique Maniadakis à Franklin, Québec!

Posté 2011/01/04 par admin dans Blog Vert | Aucun commentaire pour le moment

Je m’appelle Emmanuel Maniadakis (eh oui, je suis d’origine grecque).

Je viens de l’île de Crète, en Grèce, où ma famille cultive de la vigne, surtout, ainsi que des olives, des oranges et des figues, et ce, depuis des générations, voire des millénaires. En effet, des recherches archéologiques menées dans mon pays ont révélé des traces de civilisation, de culture, d’agriculture et d’art, qui remontent à des milliers d’années. Initiée à l’agriculture et aux arts dès mon tout jeune âge, j’ai donc choisi, au lieu de poursuivre des études régulières, de tirer profit d’un tel bagage et de me tourner vers ma passion : l’agriculture.

J’ai opté pour la culture des pommes parce que j’adore leur goût, bien sûr, mais aussi parce que j’ai toujours été attirée par leur petit côté mystique. La pomme, fruit défendu de la Bible, occupe même une place de choix dans plusieurs mythes grecs, comme celui d’Hercule, qui part à la conquête de la pomme d’or, ou celui de Pâris, qui l’offre à Aphrodite en l’honneur de sa grande beauté…

Une chose me rebutait cependant dans la pomiculture, et c’était tous ces produits chimiques qu’il fallait employer pour protéger les fruits et les rendre beaux, même s’il s’agissait là d’une exigence du marché. L’utilisation de produits cancérigènes et dommageables pour l’environnement dans le but d’obtenir une beauté superficielle allait à l’encontre de mes valeurs.

En fait, cela me rendait carrément malade et faisait de ma maison, de mon jardin où jouent mes enfants, une zone dangereuse qui devenait interdite d’accès pendant plusieurs jours, parfois jusqu’à 96 heures après l’application d’un produit, ou pendant tout autre délai prescrit sur l’étiquette. J’étais complètement frustrée. Je n’arrivais pas à accepter que je devais, de mon propre chef, empoissonner mon petit paradis, mon environnement et les fruits que j’allais manger. Malheureusement, on me disait que je n’avais pas d’autres choix si je voulais que mes pommes se vendent au Québec, parce que je devais les protéger de la tavelure, une maladie fongique qui se développe facilement sans l’application de produits chimiques (en raison des nombreuses précipitations qui touchent la région), et du charançon, un insecte ravageur que seuls des insecticides chimiques et synthétiques arrivent à combattre.

On me disait aussi que de nombreux pomiculteurs beaucoup plus expérimentés que moi avaient déjà essayé de ne pas utiliser de produits chimiques, sans succès, et que mon projet était utopique. Franchement, ce raisonnement me semblait illogique. Comment faisait-on pour lutter contre les insectes et les maladies fongiques avant l’ère industrielle, il y a des centaines, voire même des milliers d’années? Les insectes existent depuis toujours, tout comme les champignons. Pourtant, les rois, les dieux et les hommes du peuple n’ont jamais été privés ni de vin ni de fruits, lorsqu’on sait très bien que les laboratoires de produits toxiques et de fongicides synthétiques et chimiques n’existaient pas à l’époque.

À mes débuts dans le métier, des études démontraient qu’il était en principe impossible de cultiver des pommes sans pesticides synthétiques dans la zone nord-est formée par les provinces du Québec et de l’Ontario et par les États de New York, du Maine, du Massachusetts, du Vermont, du New Hampshire et du Michigan. En fait, ces régions reçoivent trop de précipitations, ce qui entraîne la formation de champignons, comme la tavelure, et sont touchées par le charançon, un insecte très nuisible. Selon des experts et des chercheurs, seuls des insecticides et des fongicides synthétiques pouvaient venir à bout de ces deux fléaux.

Dans mon cas, pour des raisons de santé, je devais absolument trouver une solution de rechange. Il me fallait à tout prix tenter l’impossible et relever ce défi « voué à l’échec ». Après des années de recherches, d’essais et d’erreurs, et après avoir pris un risque financier énorme, j’ai gagné mon pari.

J’ai découvert les vertus du soufre et du cuivre, deux éléments naturels présents depuis toujours sur terre. Le cuivre possède des propriétés fongicides naturelles, ce qui explique sûrement pourquoi les tuyaux qui alimentent nos maisons en eau potable sont en cuivre.

Par ailleurs, plutôt que de tuer les insectes au moyen de produits toxiques et nocifs, je préfère me servir de phéromones naturelles pour déjouer ou dérégler leur activité sexuelle mâle ou femelle et ainsi les empêcher de s’unir et de se reproduire.

J’utilise aussi de l’argile à base de kaolinite, une boue naturelle irritante pour les insectes, mais tout à fait sans danger pour les mammifères. Cette boue érafle et déchire les pattes des insectes qui entrent en contact avec elle. Il va sans dire que leur passage dans mon verger se transforme rapidement en une balade plutôt désagréable et qu’ils n’ont d’autre choix que de fuir. Ne trouvez-vous pas tout cela beaucoup plus sensé que de se laisser envahir par des insectes pour ensuite essayer de les tuer par des procédés chimiques et néfastes pour l’homme et l’environnement? Pourquoi l’industrie adopte-t-elle une telle façon de faire? Au départ, il s’agit sûrement d’une question de commodité, étant donné que la culture biologique requiert beaucoup plus d’efforts physiques et de réflexion que la culture standard pour évaluer et prévenir une situation avant qu’elle ne survienne.

Je vous donne un exemple. Si je choisis d’appliquer de l’herbicide dans mon verger pour limiter le développement de mauvaises herbes, je devrai prévoir de 4 à 6 heures de travail. Si je m’attaque au même problème, mais de façon écologique, je devrai retirer les mauvaises herbes manuellement ou mécaniquement, ce qui me prendra 60 heures environ.

C’est sensiblement la même chose lorsque vient le temps d’éclaircir les pommes. L’éclaircissage chimique prend environ deux heures, alors que la méthode biologique, qui nécessite la participation de six personnes pour retirer manuellement les pommes superflues, prend environ deux semaines. Lorsqu’on adopte uniquement des pratiques biologiques, presque tout devient plus long et plus ardu. Il s’agit d’un travail de longue haleine, j’en conviens, mais dont le résultat en vaut la peine : des fruits splendides, bien meilleurs au goût et bien plus beaux que ceux auxquels nous sommes habitués.

Ces fruits, cultivés et mûris naturellement, ont une teneur en vitamines et en minéraux supérieure et un goût incomparable. Ils proviennent de pommiers qui n’ont pas été modifiés pour résister à la tavelure, mais qui produisent les différentes variétés communes avec lesquelles nous avons grandi comme MAC, CORTLAND et VISTABELLA, entre autres (consultez la liste des produits), ainsi que quelques nouveaux cultivars comme SUNRISE, GALA, JONAGOLD et SMOOTHIE. J’ai intégré des éléments et des techniques millénaires aux technologies d’aujourd’hui pour que mes méthodes de culture profitent d’une harmonie et d’un équilibre parfaits.

Je taille chacun de mes pommiers à la main, même si mon verger en compte presque 9 000. Chez nous, la culture est une passion et un mode de vie.  Merci de prendre le temps de nous lire.  

Visitez notre verger biologique! Vous y trouverez de grands espaces, des tables de pique-nique, une vue magnifique et les fruits biologiques les plus frais et les plus savoureux que vous n’aurez jamais mangés. Nous vous offrirons même le plaisir d’y goûter gratuitement!

http://www.youtube.com/watch?v=HFiB3OcM50w

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Empreinte écologique

Posté 2010/05/15 par admin dans Blog Vert | Aucun commentaire pour le moment

L’empreinte écologique comptabilise la demande exercée par les hommes envers les “services écologiques” fournis par la nature. Plus précisément, elle mesure les surfaces biologiquement productives de terre et d´eau nécessaires pour produire les ressources qu´un individu, une population ou une activité consomme et pour absorber les déchets générés, compte tenu des technologies et de la gestion des ressources en vigueur. Cette surface est exprimée en hectares globaux (hag), c´est-à-dire en hectares ayant une productivité égale à la productivité moyenne.

L´empreinte écologique s´efforce ainsi de répondre à une question scientifique précise, et non à tous les aspects de la durabilité, ni à toutes les préoccupations environnementales. Elle analyse la situation sous cet angle particulier, en partant de l’hypothèse que la capacité de régénération de la Terre pourrait être le facteur limitant pour l´économie humaine si elle continue à surexploiter ce que la biosphère est capable de renouveler.

Le système comptable de l´empreinte écologique permet de comparer l´empreinte d´une population par rapport à la surface bioproductive locale ou planétaire estimée disponible. La métaphore souvent utilisée pour exprimer le résultat est de calculer quel serait le nombre de planètes nécessaires si le mode de vie et de consommation de telle ou telle population était appliqué à l´ensemble de la population mondiale.

Cette « surface » métaphorique est virtuelle, mais elle traduit une réalité très concrète. Chacun comprend intuitivement que dans un monde fini où la population croît, plus cette « empreinte » est large, plus on s’éloigne de l’idéal de soutenabilité et de durabilité du développement (autrement dit, métaphoriquement, plus l’entité est “lourde”, plus son empreinte sera profonde et moins réversible sur la planète, surtout si la surface dont elle dispose est petite). En d´autres termes :

  • Empreinte écologique – Biocapacité = Dépassement écologique

avec

  • Biocapacité = Surface * Bioproductivité

et

  • Empreinte écologique = Population * Consommation par personne * Intensité en ressources et en déchets

Être en dépassement écologique signifie que l´on déprécie du capital naturel (en puisant dans les stocks plutôt que dans le surplus généré annuellement) et/ou que l´on accumule des déchets dans l´environnement (en émettant plus de déchets que ce que la nature peut assimiler annuellement).

L’empreinte écologique peut aussi être utilisée pour donner une mesure des impacts d’activités de production comme l’élevage ou l’extraction d’or ou d’objets tels qu’une voiture, un ordinateur ou un téléphone portable.

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Empreinte_%C3%A9cologique

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Agriculture biologique

Posté 2010/05/15 par admin dans Blog Vert | Aucun commentaire pour le moment

L’agriculture biologique est un système de production agricole basé sur le respect du vivant et des cycles naturels, qui gère de façon globale la production en favorisant l’agrosystème mais aussi la biodiversité, les activités biologiques des sols et les cycles biologiques.

Pour atteindre ces objectifs, les agriculteurs biologiques s’interdisent (et excluent réglementairement) l’usage d’engrais et de pesticides de synthèse, ainsi que d’organismes génétiquement modifiés.

Les agriculteurs qui pratiquent ce type d’agriculture misent, par exemple, sur la rotation des cultures, l’engrais vert, le compostage, la lutte biologique, l’utilisation de produits naturels comme le purin d’ortie, et le sarclage mécanique pour maintenir la productivité des sols et le contrôle des maladies et des parasites.

Définie depuis les années 1920, l’agriculture biologique est organisée à l’échelle mondiale depuis 1972 (International Federation of Organic Agriculture Movements – IFOAM) et reconnue dans le Codex alimentarius depuis 1999. À ce titre, il s’agit de l’une des formes les plus anciennement organisées d’agriculture durable. Au sein de ces dernières, l’agriculture biologique se caractérise notamment par le fait que l’épithète « biologique », ou son abréviation « bio » impliquent une certification attribuée correspondant à des normes et à des cahiers des charges, et que le mot est, souvent, légalement protégé. Plusieurs labels internationaux de reconnaissance pour ce type d’agriculture ont été définis, dont le Label AB en France. Dans le monde, environ 31 millions d’hectares sont consacrés à l’agriculture biologique.

Production mondiale

Elle dépassait en 2007 les 31 millions d’hectares, avec de fortes variations régionales.

Surface cultivée bio par continent (en millions d’hectares)
Amérique du Nord Amérique du Sud Europe Afrique Asie Océanie
2,2 5,8 6,9 0,9 2,9 11,8

Au Québec

Un nombre croissant d’agriculteurs au Québec se tournent vers l’agriculture biologique pour répondre à la demande des consommateurs. Deux organismes de certification agissent officiellement au Québec, l’organisme Québec Vrai et Garantie bio/Écocert.

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Agriculture_biologique#Au_Qu.C3.A9bec

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